Le photobooth produit un flux continu de photos, parfois partagées en ligne dès la soirée : une question légale simple mais souvent oubliée mérite d’être anticipée, celle du droit à l’image des invités.
Ce que dit le droit à l’image en France
En droit français, toute personne dispose d’un droit sur l’utilisation de son image : la prendre en photo dans un cadre privé (mariage, fête familiale) ne pose en général pas de difficulté tant que la diffusion reste privée (album personnel, partage entre proches). La situation change dès que les photos sont publiées publiquement, par exemple sur les réseaux sociaux du prestataire de photobooth à des fins commerciales, ou sur un mur de photos affiché en ligne accessible à tous.
Le cas particulier des photobooths avec partage automatique
De nombreux photobooths modernes proposent un envoi automatique des photos par email ou un partage direct sur les réseaux sociaux depuis la borne elle-même. Cette fonctionnalité, pratique, implique que l’invité donne implicitement son accord au moment où il choisit d’utiliser cette option, mais il reste recommandé d’informer les invités en amont si le prestataire prévoit de réutiliser certaines photos pour sa propre communication (portfolio, réseaux sociaux professionnels).
Comment informer simplement ses invités
La solution la plus simple, largement utilisée, consiste à afficher un petit panneau à proximité du photobooth précisant que des photos seront prises pendant la soirée et éventuellement partagées par les mariés ou le prestataire. Cette mention suffit dans la quasi-totalité des cas pour un événement privé, sans nécessiter de démarche plus formelle.
Ce que doit prévoir le prestataire
Un prestataire sérieux doit être en mesure d’indiquer clairement ce qu’il fait des données collectées via le photobooth (adresses email pour l’envoi des photos, éventuelles données de connexion), conformément au RGPD. Il est légitime de demander, avant de signer un contrat, si les photos sont conservées après l’événement et pendant combien de temps, ainsi que la possibilité de demander leur suppression.
En résumé, pas de démarche lourde à prévoir
Pour un mariage ou un événement privé classique, une simple mention informative suffit dans la grande majorité des cas. La vigilance devient plus importante uniquement si les photos sont destinées à une diffusion publique organisée par le prestataire ou l’entreprise organisatrice de l’événement.
